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Coopératives : les clés du succès. Pour lire l’introduction et avoir accès à la partie 1,
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5- Avantages et potentialités des organisations coopérativesLes paysans peuvent produire ou acheter eux-mêmes leurs intrants. La coopérative devient une alternative attrayante pour l’achat des intrants et des services si elle offre des avantages supérieurs aux autres options.
Les organisations coopératives auront des avantages sur leurs concurrents si elles sont capables de fournir les mêmes biens/services à un moindre coût grâce:
- aux économies d’échelle (ex: les achats en gros);
- à la réduction des coûts des prestations (ex: information, contrôle, échanges de biens et services);
- à la réduction des risques (prix et disponibilité des intrants, etc.);
- à la suppression des contrats liés (gage sur récolte);
ou,
- l’offre de nouveaux services (accès aux ressources externes/services qui ne sont pas disponibles ailleurs).
Comme les membres sont à la fois clients et propriétaires des coopératives, ils participent aussi à la création et à la gestion de leur propre organisation. La coopérative peut ainsi mieux répondre à leurs besoins, et leur offrir des ristournes. Les usagers non-membres n’ont pas ces avantages.
6- Sept étapes de la création d’une coopérativeSept (07) étapes regroupées en trois (03) phases :
Phase I - Élaborer le projet coopératif– Étape 1 : Réunir un groupe promoteur autour d'un projet
– Étape 2 : Faire une étude de faisabilité
Phase II - Coordonner les activités de la pré-coopérative– Étape 3 : Tenir une assemblée d'organisation
– Étape 4 : Faire une étude de viabilité
Phase III - Organiser le démarrage de la coopérative– Étape 5 : Organiser l'association
– Étape 6 : Organiser l'entreprise
Planifier le fonctionnement de l'entreprise
Planifier et organiser le financement du démarrage de l'entreprise
Préparer le personnel employé de l'entreprise
Assurer la légalité des opérations de l'entreprise
– Étape 7 : Tenir l'assemblée générale de fondation
Pour plus de détail sur les 7 étapes de la création de coopérative,
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7- Conditions nécessaires à la création d’une coopérative– Les problèmes ou les contraintes existant ne peuvent être résolus individuellement.
Les personnes concernées doivent former un groupe motivé;
–
L’autopromotion coopérative reste la seule alternative possible;
–
Les avantages liés à l’adhésion (accès aux biens, intrants, crédits, services, débouchés, etc.) sont supérieurs à leurs obligations (ex: contribution aux ressources en argent, en temps, en terre ou en équipement, etc.);
– Au moins une personne dans le groupe possède des
capacités de leader et prend l’initiative de le représenter. Il est indispensable qu’il/elle soit fiable et ait du charisme pour la réussite du travail de l’entreprise;
– S’il n’y a pas de
restrictions juridiques ou politiques sur les libertés d’organisation d’entreprise, de commercialisation, de réalisation de profits, de distribution des circuits.
8- Conditions indispensables au développement durable d’organisations coopérativesUne coopérative doit remplir certaines conditions si elle veut prospérer et se développer sur une base durable après l’enthousiasme initial. Pour cela :
– Il est nécessaire que la coopérative procure des
avantages visibles et tangibles (économiques et sociaux) aux membres. La coopérative ne peut devenir une organisation d’auto-promotion autonome que si elle fonctionne comme une entreprise économique engagée à réussir dans un marché de libre concurrence;
– La coopérative dispose de
dirigeants motivés, expérimentés et dynamiques qui sont capables de planifier et d’exécuter des politiques économiques et commerciales.
Elle doit être à même de fournir des biens et services aux membres, en tenant compte à la fois de leurs intérêts et de leurs besoins, ainsi que des objectifs commerciaux poursuivis par l’entreprise coopérative;
–
L’organisation et la gestion coopératives doivent refléter les capacités des membres.
S’ils ont des compétences insuffisantes et une motivation faible, il est inutile de promouvoir des organisations coopératives complexes;
–
Les membres participent en tant qu’utilisateurs et propriétaires.
La coopérative est une organisation d’auto-promotion. Les membres en sont co-propriétaires. Ils ont à la fois le droit et le devoir de participer à la fixation des objectifs, à la prise de décisions ainsi qu’à son contrôle et son évaluation.
Une des causes de l’échec des coopératives est le faible niveau de participation des membres. Il est extrêmement important que les membres agissent à la fois comme utilisateurs et propriétaires. Leur participation se situe à trois niveaux et concerne :
- la constitution des ressources (capital, travail, produits);
- les processus de prise de décisions en Assemblée générale, les réunions de sections, les comités spécialisés, le Conseil d’administration; et
- les profits générés, en partageant le surplus réalisé par la coopérative sous forme de ristournes d’intérêts sur le capital, ou d’utilisation des infrastructures et services communs.
Comme les organisations économiques commerciales, les coopératives doivent être flexibles et capables de s’adapter aux circonstances. A l’heure actuelle, dans le monde entier, les organisations coopératives doivent se reconvertir et se réajuster au nouvel environnement économique et politique, aux conditions de marché et aux exigences croissantes des membres. Cela implique l’adoption de nouvelles méthodes de production, d’organisation et de gestion, et en particulier, l’adoption de moyens destinés à maintenir ou à accroître la loyauté et l’engagement des membres.
Cela peut se réaliser à travers des programmes d’éducation, de formation, d’information et de communication à l’intention des membres.
9- Rôle des pouvoirs publics et de l’assistance extérieure dans la promotion des coopérativesDans plusieurs cas, les Etats ont trop réglementé et contrôlé les activités des coopératives afin de les amener à fonctionner efficacement. L’idéal aurait été qu’ils créent un cadre général et des conditions favorables au renforcement de l’autonomie économique, financière et organisationnelle des coopératives. Cela revient à dire que les coopératives ont juridiquement le droit d’élire leurs propres dirigeants, de commercialiser leurs propres produits, de réaliser des excédents et de décider librement de la distribution des surplus dans l’intérêt des membres.
Les pouvoirs publics ne devraient en aucun cas intervenir dans l’organisation et le fonctionnement des coopératives. Ils devraient plutôt laisser aux membres des coopératives l’initiative d’entreprendre des efforts pour accroître l’efficacité et les inciter à respecter les principes et valeurs coopératives.
Les coopératives ne sont pas des institutions publiques.
Le potentiel qu’ont les coopératives pour créer des conditions économiques et sociales souhaitables doit être compris comme étant leur capacité à réaliser les objectifs et satisfaire les besoins des membres.
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L’ouvrage « Développement des coopératives agricoles - manuel à l'intention des formateurs » a servi à rédiger cette partie.
A bientôt pour la Partie 3.