30 novembre 2009

Annonce Recrutement

Recrutement d’un (01) Conseiller Agricole (BT agricole ou BTS agriculture ou niveau équivalent) disponible au sein de l'Union des COOPératives Eléicoles des Lagunes (UCOOPEL).

Permis moto requis
.

CV et Lettre de motivation à adresser à :
Monsieur le Directeur de l’UCOOPEL
BP 312 Bingerville
Tél. : 22 40 39 07

Le siège de l’Union est à Bingerville à la Sicogi 2.

Ajoutez à votre dossier la photocopie de votre attestation/diplôme.
Les candidatures seront examinées avant la première quinzaine du mois de décembre.

Libellés : ,

21 novembre 2009

Appel à publications d’articles

Aujourd’hui, l’occasion vous est donnée de publier des articles sur mon blog.

Vous avez sûrement quelque chose à partager. Nous avons tous des connaissances, des choses qui nous passionnent et qui peuvent être utiles aux autres.

En plus, écrire un article est très facile et plaisant. Je mets au plus une heure de temps pour écrire un article – depuis l’idée à la publication de l’article. Ingénieur Agronome, j’écris des articles dans bien de domaines. Question de passion tout simplement.

Si vous me dites que vous n’avez rien à écrire qui puisse être utile à la Côte d’Ivoire, je me poserai bien de questions sur vos compétences.

Voici les prochains articles que je compte publier :

– Gratuit ou payant : la nouvelle mode sur Internet
– Géo-Béton : économique et écologique
– Energie solaire
– TIC pour le développement : la Côte d’Ivoire à la traîne
– Epargne collective
– Tontine rentable : vous allez adorer
– Placement d’argent : le grand retour ?
– Microjardin et culture hydroponique
– Bambou de Chine
– Elevage de volailles
– Tout à gagner avec les abeilles (Apiculture)
– Recherche Internet : un trésor sous-exploité
– Emploi à l’international : décrochez les gros lots
– stage et emploi : augmentez vos chances
– Ecotourisme et tourisme rural
– Coopératives : les clés du succès (parties 2 et 3).
– Service-Learning

Vous voulez vous associer à la publication de ces articles ? Pas de problèmes. J’attends vos écrits mais j’attends surtout les articles propres à vous.

Au plaisir de vous voir partager vos connaissance et centre d’intérêts !

Vos écrits et articles à sacregis@gmail.com.

Libellés :

Coopérative : les clés du succès (2)

Vous lisez la partie 2 de l’article Coopératives : les clés du succès. Pour lire l’introduction et avoir accès à la partie 1, cliquez ici.


5- Avantages et potentialités des organisations coopératives

Les paysans peuvent produire ou acheter eux-mêmes leurs intrants. La coopérative devient une alternative attrayante pour l’achat des intrants et des services si elle offre des avantages supérieurs aux autres options.
Les organisations coopératives auront des avantages sur leurs concurrents si elles sont capables de fournir les mêmes biens/services à un moindre coût grâce:
- aux économies d’échelle (ex: les achats en gros);
- à la réduction des coûts des prestations (ex: information, contrôle, échanges de biens et services);
- à la réduction des risques (prix et disponibilité des intrants, etc.);
- à la suppression des contrats liés (gage sur récolte);
ou,
- l’offre de nouveaux services (accès aux ressources externes/services qui ne sont pas disponibles ailleurs).
Comme les membres sont à la fois clients et propriétaires des coopératives, ils participent aussi à la création et à la gestion de leur propre organisation. La coopérative peut ainsi mieux répondre à leurs besoins, et leur offrir des ristournes. Les usagers non-membres n’ont pas ces avantages.


6- Sept étapes de la création d’une coopérative

Sept (07) étapes regroupées en trois (03) phases :

Phase I - Élaborer le projet coopératif
– Étape 1 : Réunir un groupe promoteur autour d'un projet
– Étape 2 : Faire une étude de faisabilité

Phase II - Coordonner les activités de la pré-coopérative
– Étape 3 : Tenir une assemblée d'organisation
– Étape 4 : Faire une étude de viabilité

Phase III - Organiser le démarrage de la coopérative
– Étape 5 : Organiser l'association
– Étape 6 : Organiser l'entreprise
Planifier le fonctionnement de l'entreprise
Planifier et organiser le financement du démarrage de l'entreprise
Préparer le personnel employé de l'entreprise
Assurer la légalité des opérations de l'entreprise
– Étape 7 : Tenir l'assemblée générale de fondation

Pour plus de détail sur les 7 étapes de la création de coopérative, cliquez ici.


7- Conditions nécessaires à la création d’une coopérative

– Les problèmes ou les contraintes existant ne peuvent être résolus individuellement. Les personnes concernées doivent former un groupe motivé;
L’autopromotion coopérative reste la seule alternative possible;
Les avantages liés à l’adhésion (accès aux biens, intrants, crédits, services, débouchés, etc.) sont supérieurs à leurs obligations (ex: contribution aux ressources en argent, en temps, en terre ou en équipement, etc.);
– Au moins une personne dans le groupe possède des capacités de leader et prend l’initiative de le représenter. Il est indispensable qu’il/elle soit fiable et ait du charisme pour la réussite du travail de l’entreprise;
– S’il n’y a pas de restrictions juridiques ou politiques sur les libertés d’organisation d’entreprise, de commercialisation, de réalisation de profits, de distribution des circuits.


8- Conditions indispensables au développement durable d’organisations coopératives

Une coopérative doit remplir certaines conditions si elle veut prospérer et se développer sur une base durable après l’enthousiasme initial. Pour cela :
– Il est nécessaire que la coopérative procure des avantages visibles et tangibles (économiques et sociaux) aux membres. La coopérative ne peut devenir une organisation d’auto-promotion autonome que si elle fonctionne comme une entreprise économique engagée à réussir dans un marché de libre concurrence;
– La coopérative dispose de dirigeants motivés, expérimentés et dynamiques qui sont capables de planifier et d’exécuter des politiques économiques et commerciales.
Elle doit être à même de fournir des biens et services aux membres, en tenant compte à la fois de leurs intérêts et de leurs besoins, ainsi que des objectifs commerciaux poursuivis par l’entreprise coopérative;
L’organisation et la gestion coopératives doivent refléter les capacités des membres.
S’ils ont des compétences insuffisantes et une motivation faible, il est inutile de promouvoir des organisations coopératives complexes;
Les membres participent en tant qu’utilisateurs et propriétaires.
La coopérative est une organisation d’auto-promotion. Les membres en sont co-propriétaires. Ils ont à la fois le droit et le devoir de participer à la fixation des objectifs, à la prise de décisions ainsi qu’à son contrôle et son évaluation.
Une des causes de l’échec des coopératives est le faible niveau de participation des membres. Il est extrêmement important que les membres agissent à la fois comme utilisateurs et propriétaires. Leur participation se situe à trois niveaux et concerne :
- la constitution des ressources (capital, travail, produits);
- les processus de prise de décisions en Assemblée générale, les réunions de sections, les comités spécialisés, le Conseil d’administration; et
- les profits générés, en partageant le surplus réalisé par la coopérative sous forme de ristournes d’intérêts sur le capital, ou d’utilisation des infrastructures et services communs.

Comme les organisations économiques commerciales, les coopératives doivent être flexibles et capables de s’adapter aux circonstances. A l’heure actuelle, dans le monde entier, les organisations coopératives doivent se reconvertir et se réajuster au nouvel environnement économique et politique, aux conditions de marché et aux exigences croissantes des membres. Cela implique l’adoption de nouvelles méthodes de production, d’organisation et de gestion, et en particulier, l’adoption de moyens destinés à maintenir ou à accroître la loyauté et l’engagement des membres.
Cela peut se réaliser à travers des programmes d’éducation, de formation, d’information et de communication à l’intention des membres.


9- Rôle des pouvoirs publics et de l’assistance extérieure dans la promotion des coopératives

Dans plusieurs cas, les Etats ont trop réglementé et contrôlé les activités des coopératives afin de les amener à fonctionner efficacement. L’idéal aurait été qu’ils créent un cadre général et des conditions favorables au renforcement de l’autonomie économique, financière et organisationnelle des coopératives. Cela revient à dire que les coopératives ont juridiquement le droit d’élire leurs propres dirigeants, de commercialiser leurs propres produits, de réaliser des excédents et de décider librement de la distribution des surplus dans l’intérêt des membres.

Les pouvoirs publics ne devraient en aucun cas intervenir dans l’organisation et le fonctionnement des coopératives. Ils devraient plutôt laisser aux membres des coopératives l’initiative d’entreprendre des efforts pour accroître l’efficacité et les inciter à respecter les principes et valeurs coopératives.

Les coopératives ne sont pas des institutions publiques. Le potentiel qu’ont les coopératives pour créer des conditions économiques et sociales souhaitables doit être compris comme étant leur capacité à réaliser les objectifs et satisfaire les besoins des membres.

--------------
L’ouvrage « Développement des coopératives agricoles - manuel à l'intention des formateurs » a servi à rédiger cette partie.

A bientôt pour la Partie 3.

Libellés : ,

13 novembre 2009

Besoin de deux ordinateurs portables

Besoin de deux ordinateurs portables:
1- Ordinateur toshiba portable 10 à 13 pouces
2- Ordinateur portable de 15 pouces et plus.

A Acheter rapidement. Vos offres détaillées à envoyer à sacregis@gmail.com seront transférées à mes supérieurs hiérarchiques. Soyez aussi explicite que possible dans la rédaction. Je n'aurai pas le temps de vous demander des détails supplémentaires.

C'est un peu comme un appel d'offres. Comptez moins de 500.000 F CFA par appareil demandé.

Libellés : ,

10 novembre 2009

Téléphone mobile : Ce que vous auriez dû savoir

Le téléphone mobile est-il dangereux ? Vous en saurez plus à la lecture de cet article blog. Après l’avoir lu, vous regarderez et vous utiliserez votre téléphone mobile différemment.

L’article original est extrait du site du (riirem, Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements ÉlectroMagnétiques non ionisants. Il s’intitule « Téléphonie mobile : les bons réflexes ! » et a été publié en janvier 2006, avec une dernière mise à jour en juillet 2009. Je l’ai commenté pour votre plus grand plaisir.

Commençons…


Réflexe 1 : Pas de téléphone mobile pour les enfants et les moins de 15 ans. La croissance de leur organisme les rend particulièrement vulnérable à tous les rayonnements électromagnétiques, y compris ceux des mobiles. La notion de cumul de doses entre aussi en compte. Plus l’on s’expose tot, plus les doses de rayonnement accumulées seront importantes. L’accès à un téléphone mobile doit être exceptionnel, en cas d’urgence par exemple.

Quel mal est fait lorsqu’on approche un téléphone près d’un enfant de 3 ans par exemple ? Quand j’imagine que les parents veulent écouter la voix de leur enfant resté loin d’eux… « Dis bonjour à Papa ». Il y a aussi le fait que les parents tiennent leur enfant dans leurs bras tout en communiquant… Observez toutes les situations où vous exposez les enfants aux rayonnements électromagnétiques des téléphones mobiles. Merci de ne pas les exposer en faisant attention à vos comportements.


Réflexe 2 : Les femmes enceintes et les personnes équipées d’appareils médicaux (stimulateur cardiaque, appareil auditif, etc.) devraient éviter de téléphoner avec un mobile. L’eau du placenta et les cellules de l’embryon sont très sensibles aux champs rayonnés. Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement à moins de 20 cm d’un implant cardiaque, afin de limiter le risque de défaillance électronique provoquée par l’énergie dégagée par le portable.

Le cas des femmes enceintes m’inquiète. Est-ce à dire que femme enceinte rime avec téléphonie fixe ? Si l’on fait une corrélation avec le Réflexe 1, les femmes allaitantes devraient éviter d’exposer leur bébé.

Réflexe 3 : Choisir et utiliser un téléphone mobile dont la valeur de DAS est la plus basse possible, de préférence toujours inférieure à 0,7 W/Kg (cf. Top Das).

Je me demande combien de personnes sont informées du DAS et combien parmi elles tiennent-elles compte pour l’achat de leur téléphone mobile.

Réflexe 4 : Ne pas porter son téléphone dans la pochette de la chemise, à l’aisselle ou à la ceinture de son pantalon. Tenir l’antenne du téléphone le plus éloigné possible de soi. Même lors de l’envoi d’un SMS.

Ha ! Le bon vieux temps du téléphone mobile accroché à la ceinture. Vous-vous rappelez ? Les femmes ont donc raison en mettant leur téléphone dans leur sac à main. Où les hommes vont-ils mettre leur téléphone ?

Réflexe 5 : Utiliser systématiquement le kit piéton livré avec votre téléphone de façon à tenir l’appareil éloigné de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation. Préférez toujours l’oreillette avec un fil à un éventuel gadget sans fil.

A lire ce Réflexe 5, je peux affirmer qu’il est absolument nécessaire de choisir un téléphone mobile doté d’un kit piéton et utiliser ce kit pour nos communications. Il y aura beaucoup de téléphones à mettre au placard !

Réflexe 6 : Limiter le nombre et la durée de vos appels. Pas plus de 5 ou 6 fois par jour par exemple, ni plus de 2 ou 3 minutes d’affilée à chaque fois. Respecter un temps moyen de 1h30 en chaque appel.

Ca devient compliqué ! Pas plus de 2 ou 3 minutes d’affilée à chaque fois. Comment allons-nous consommer nos minutes gratuites ? Les communications doivent être très brèves… alors que de nombreuses personnes ont tendance à faire le compte-rendu de réunions ou d’entrevues par téléphone. Je sais à présent pourquoi j’ai senti ma tête et mes oreilles chargées après ces deux appels de plus de 40 minutes en 2006. Ouch !

Réflexe 7 : Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum : dès que votre écran affiche les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barrette manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2.

C’est tout le contraire qu’on fait. Lorsque le signal réseau est faible, on insiste, on " force " pour que l’appel passe. Surveillez donc les barrettes réseau avant vos appels !

Réflexe 8 : Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à pied, ni à cheval, ni en vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller etc...

Autrement dit, il vous est demandé d’être fixé comme un poteau électrique lorsqu’on communique. Normal si vous respectez le Réflexe 6. Mais dans la réalité…

Réflexe 9 : Ne pas téléphoner en voiture, même à l’arrêt, ou dans tout autre infrastructure métallique. Un effet dit "cage de Faraday" emprisonne et répercute les ondes émises par le portable, le rayonnement subi est alors maximum au centre de la "cage". Dans une voiture, cela se situe à la hauteur de votre tête.

Téléphoner en voiture ? Tout le monde adore ça ! Vous vous faites du mal en téléphonant dans une infrastructure métallique (voiture, ascenseur, etc.). Combinez cela au Réflexe 7 et vous aurez une idée du bombardement électromagnétique auquel vous soumettez votre organisme. Ajoutez à cela le fait que votre enfant de moins de 15 ans (Réflexe 1) soit avec vous dans cette infrastructure métallique !!! Il doit terriblement encaisser les rayonnements électromagnétiques le bambin !

Réflexe 10 : Le temps de joindre votre correspondant, conserver le mobile à la verticale et éloigné de vous tant que la première sonnerie n’a pas retentit, souvent un bip ou un signal visuel vous indique que vous êtes en connexion avec le numéro appelé.

Avant, il était compliqué de respecter ce Réflexe. Pas question de tomber sur la messagerie vocale payante. On restait donc scotché à son téléphone.
Je me demande combien de fois les gérants de cabines cellulaires encaissent les rayonnements électromagnétiques puisqu’ils passent tout leur temps à composer les numéros de leurs clients et à surveiller la tonalité d’accès réseau.

Réflexe 11 : Ne pas oublier : lorsque vous utilisez votre téléphone mobile en public, vos voisins subissent le rayonnement émis par le téléphone. S’éloigner permet de leur éviter cette exposition passive.

Si je suis dans un véhicule avec un voisin qui téléphone, il nous fait encaisser tous les deux. Si je téléphone près d’une femme enceinte ou d’une enfant, je la fais encaisser.
Sensibiliser vos proches (pour ne pas dire le maximum de personnes) vous garantit de réduire les rayonnements autour de vous.

Réflexe 12 : La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé à moins de 50 cm de votre tête. Toujours l’éteindre pour limiter le rayonnement (et celle de l’antenne relais avec lequel il communique).

Je suppose que la distance de 50 cm est celle indiquée dans les conditions de réception maximum (4, 5 ou 6 barrettes selon les téléphones). Supposons que les barrettes diminuent (voir Réflexe 7), est-ce à dire que cette distance double pour chaque barrette manquante ?
Il serait mieux d’éteindre votre téléphone la nuit ou de l’éloigner de vous si vous avez des urgences (je le mets de 2 à 3 mètres de moi). Dommage si vous avez une chambre exiguë !

Voici commenté l’article.

Satisfait ou inquiet ? Faites passer le message à un maximum de personnes. C’est dans votre intérêt, notre intérêt.
Cliquez ici pour faire passer le message à vos proches.

Lorsque vous lisez les réflexes, c’est alarmant parce qu’il y a des combinaisons qui horribles. Exemple : Réflexe 1 – 3 – 7 – 8 – 9
Un enfant de 12 ans, détenant un téléphone ayant une valeur de DAS élevée, communiquant plus de 10 minutes d’affilée, avec des barrettes diminuées de moitié, etc.

Deux questions épineuses me passent par la tête :
« Qu’en est-il pour les utilisateurs de téléphones mobiles à deux puces ? »
« Qu’en est-il pour les utilisateurs de plus de deux téléphones mobiles ? »

Que ferez-vous à présent ? Utiliserez-vous votre téléphone mobile comme vous l’avez toujours fait ou prendrez-vous en compte les 12 Réflexes ?

Au plaisir de vous avoir informé.

Régis

Libellés :

04 novembre 2009

Coopérative : les clés du succès (1)

Vous lisez la partie 1 de l’article Coopératives : les clés du succès. Pour lire l’introduction, cliquez ici.

Je me pose bien la question de savoir combien de personnes en Côte d’Ivoire et ailleurs savent ce qu’est une coopérative, quelles sont les valeurs qui l’animent et les principes qui lui servent de lignes directrices quand bien même elles seraient elles-mêmes membres d’une coopérative.

Il est important que vous cerniez bien les éléments qui suivent dans la mesure où vous avez un rôle d’éducation à jouer.
Lisez-les au moins une fois. Vous serez en mesure de comprendre de nombreuses choses, de savoir pour quelles raisons certaines coopératives échouent alors que d’autres réussissent, etc.

1- Qu’est-ce qu’une coopérative ?

Une coopérative est une association autonome de personnes qui se réunissent volontairement pour répondre à leurs besoins et à leurs aspirations communes dans les domaines de l'économie, de la société et de la culture en constituant une entreprise qui leur appartient conjointement et qui est contrôlée de façon démocratique.

Le membre de la coopérative et la coopérative ne font donc qu'un !
Si vous êtes en Côte d’Ivoire, la seule lecture de la définition vous révèlera les raisons pour quelles les coopératives ont de nombreuses difficultés.


2- Valeurs coopératives

Les coopératives reposent sur les notions d'initiatives personnelles, de responsabilités de la personne, de démocratie, d'égalité, d'équité et de solidarité. Dans la tradition de leurs fondateurs, les membres des coopératives croient dans les valeurs morales que sont l'honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et le respect des autres.


3- Sept principes coopératifs

Les principes de la coopérative sont les lignes directrices qui permettent aux coopératives de mettre leurs valeurs en pratique.

Au congrès de l’Alliance coopérative internationale tenu à Manchester en1995, sept principes coopératifs ont été ratifiés :
1– Bénévolat et adhésion libre
2– Contrôle démocratique des membres
3– Participation des membres aux aspects économiques
4– Autonomie et indépendance
5– Éducation, formation et information
6– La coopération entre les coopératives
7– Intérêt pour la collectivité

Attention ! L’ordre est important et chaque principe dépend du principe précédent. Exemple : sans bénévolat et adhésion libre, impossible de contrôler démocratiquement la coopérative
Etudiez les autres principes et vous verrez. C’est très profond !

1 Bénévolat et adhésion libre
Les coopératives sont des organisations bénévoles, ouvertes à toutes les personnes qui peuvent utiliser leurs services et qui sont prêtes à accepter les responsabilités des membres, sans distinction de sexe, de situation sociale, de race, d'appartenance politique ou religieuse.

En Côte d’Ivoire, on trouve des coopératives de femmes !

2Contrôle démocratique des membres
Les coopératives sont des organisations démocratiques contrôlées par leurs membres qui participent activement à l'élaboration de leurs politiques et aux prises de décisions. Les hommes et les femmes élus comme représentants sont responsables envers les membres. Dans les coopératives de base, les membres ont tous le même droit de vote (un membre = un vote) et les coopératives plus sophistiquées sont également structurées de façon démocratique.

3Participation des membres aux aspects économiques
Les membres participent de façon équitable à la constitution du capital de leur coopérative et le contrôlent de façon démocratique. Au moins une partie de ce capital est en général la propriété commune de la coopérative. Les membres, s'ils sont rémunérés, ne reçoivent qu'une petite allocation prélevée sur le capital souscrit pour devenir membres. Ils peuvent répartir les surplus à n'importe laquelle des fins suivantes : développer leur coopérative, éventuellement en constituant des réserves, dont une partie au moins sera indivise; faire profiter les membres en proportion de leurs transactions avec la coopérative; et appuyer d'autres activités approuvées par les membres.

4Autonomie et indépendance
Les coopératives sont des organisations d'entraide autonomes, contrôlées par leurs membres. Si elles concluent des ententes avec d'autres organisations, y compris avec les gouvernements, ou recueillent des capitaux auprès de sources extérieures, elles le font à condition de conserver le contrôle démocratique de leurs membres et leur autonomie.

5Éducation, formation et information
Les coopératives font l'éducation et la formation de leurs membres, des représentants élus, des gestionnaires et des employés afin que ceux-ci puissent participer efficacement au développement des coopératives. Elles informent le grand public, en particulier les jeunes et les leaders d'opinion, de la nature et des avantages de la coopération.

6La coopération entre les coopératives
Les coopératives rendent des services plus efficaces à leurs membres et renforcent le mouvement coopératif en collaborant avec d'autres coopératives par l'intermédiaire de structures locales, nationales, régionales et internationales.

7Intérêt pour la collectivité
Les coopératives travaillent au développement durable de leur collectivité en mettant en œuvre des politiques approuvées par leurs membres.

Les principes coopératifs doivent être compris par les membres de la coopérative, ses partenaires éventuels, ses clients et fournisseurs et ses employés.


4- Différents types de coopératives

Abordons le sujet des différents types de coopératives. On remarque surtout en Côte d’Ivoire les coopératives financières et les coopératives de producteurs. Pourtant, il n’y a pas que ces deux types de coopératives.

1- Coopératives de travail
L'objectif de ces coopératives est de fournir du travail à leurs membres en exploitant une entreprise. Les membres collectivement propriétaires se procurent un emploi et contrôlent la gestion et l'administration de leur entreprise.

Les coopératives de travail sont donc un instrument de lutte contre le chômage.
En Côte d’Ivoire, la loi coopérative semble avoir été taillée pour les coopératives agricoles… sans compter qu’elle comporte des limites et des imperfections…

2- Coopératives financières
Ces coopératives offrent des services financiers, prêts ou placements, et des services d'assurances à leurs membres.

3- Coopératives de vente au détail
Elles fournissent des biens à leurs membres pour leur usage personnel.

4- Coopératives de services
Elles fournissent des services à leurs membres (Individus ou corporations) et sont la propriété des utilisateurs des services.

5- Coopératives de producteurs
Ces coopératives mettent directement en marché ou transforment et mettent en marché les produits ou les services de leurs membres et certaines peuvent également vendre des intrants nécessaires aux activités économiques de leurs membres (les coopératives d'approvisionnement agricole).

6- Coopératives à partenaires multiples
Aussi appelées coopératives de solidarité, celles-ci regroupent différentes catégories de membres qui partagent un intérêt commun au sein de l'organisme; i.e. clients, travailleurs, investisseurs, organismes communautaires, etc.

Vous trouverez plus de détails sur les différents types de coopératives en cliquant ici.

En plus, de nombreux sites web existent pour certains types de coopératives. Vos recherches sur les coopératives à travers Internet ne fait que commencer…

Quels types de coopératives allez-vous créer à présent ? Vous avez de bonnes sources d’idées.

La partie 2 ? C’est pour bientôt !
A suivre…

Libellés : ,

 Abonnez-vous à mon blog en cliquant ici

eXTReMe Tracker